
" Marcel Salem semble revenir de loin ………Il est de ceux qui partent dans la vie avec rien d’autre que leur être "
Natty dread Magazine
Marcel né à Mont Roland, village Sérère de la région nord-ouest du Sénégal dans une famille de cultivateurs passe ses premières années accompagné d’une petite fille, Agathe, silencieuse comme lui, à jouer avec les enfants de son âge qui l’appellent « liga » (le muet).
Que penser de cet enfant muet, qui, à l’age de cinq ans, prononce ses premières paroles à son grand frère lorsqu’il entend la cloche de l’église sonner ses douze coups ?
« midi tiip gnaam » (midi sonne, manger).
Stupeur du grand frère ayant oublié de le nourrir pendant l’absence de leurs parents travaillant aux champs.
« Incroyable, il parle !!!! »
Marcel ferait-il parti de ces futurs adultes qui observent le monde en silence pour mieux le comprendre et l’aborder
Il se voit plus tard refuser les bancs de l’école comme beaucoup d’autres enfants encore aujourd’hui.
Ses parents n’ayant pu réunir les 25 francs nécessaires pour payer son année scolaire, Marcel ira donc très tôt, s’initier avec eux au travail de la terre.
Il apprendra à lire et à écrire plus tard en arpentant les routes de son continent.
Il sera bercé, tout au long de ces journées passées aux champs par la belle voix de son père.
Quand, accablés par un soleil au zénith, ils se mettent tous à l’ombre avant de reprendre le labeur, Marcel observe et écoute son père le missel sur les genoux, déchiffrer et mettre en voix les psaumes en latin qu’il chantera le dimanche dans le chœur de l’église.
Une voix qu’il n’oubliera jamais….
La vie de Marcel en ces fins 60 et début d’années 70 est rythmée par le devoir d’aider les siens, sa passion du sport (le football), ses entraînements et ses moments entre copains assis autour d’un magnéto quand on a la chance d’en avoir un...
Les grands frères organisent les fêtes à Mont Roland.
Toutes les occasions sont bonnes :15 Août, Tabaski « fête du mouton », mariages, baptêmes et fins de récoltes …
Tout le monde s’y retrouve : Jeunes et vieux, familles chrétiennes et musulmanes, tous partagent ensemble comme aujourd’hui encore ces moments de réjouissances.
Il y a les yéyés, Claude François, Johnny Haliday et son célèbre « noir, c’est noir».
La musique africaine de l’époque « Myriam Makeba, Bembeya Jazz et le chanteur Demba Camara, le garage Baobab, Xalam etc…
« Pas d’électricité à l’époque, débrouillards, on écoutait les 33 tours, le tourne disque 504 branché sur la batterie d’une voiture »
Marcel et ses amis captent radio Gambie qui diffuse en anglais tout ce qui se fait comme musique dans les pays anglophones, on découvre le funk rythm’n blues, la soul, James Brown, Aretha franklin, Otis Redding,Nina Simone et « …Rapporté de je ne sais oû par un grand frère, hard road to travel », le premier Jimmy Cliff.
«L’histoire de Marcel Salem est celle de ces milliers de jeunes qui ont refusé la fatalité pour se faire une voie avec l’espoir de faire fortune pour soulager les siens »
Info7, Dakar
Désir d’indépendance… Comme de nombreux jeunes, Marcel, vers 18 ans, quitte son village pour la ville et ses mille petits boulots.
C’est au marché de Rufisque pour quelques centimes qu’il aide très tôt le matin les femmes commerçantes à porter leurs marchandises.
Homme de la terre, on le sait bon jardinier, il se voit donc confié l’entretien de champs et de jardins fruitiers (manguiers, citronniers, papayers)
Parallèlement il découvre la boxe auprès d’un grand frère et s’entraîne intensément.
Remarqué par sa force de frappe et son agilité, le père Boyer le fait entrer au club Jeanne d’Arc de Rufisque.
Il pratiquera avec succès en amateur de poids léger à poids walter.
28 combats gagnés sur 32.
Coups reçus, coups donnés mais pas un sou en poche !
Entre ces mille petits boulots et la pratique de la boxe, Marcel est un fidèle du local de répétition d’un groupe très populaire à Rufisque « l’orchestre taboo » d’Ali jaber.
« Je me souviens, nous dit Marcel Salem, c’est à cette époque-là qu’un grand frère de retour des Etats-Unis nous a rapporté, entre autres, le premier disque de Marley avec PeterTosh et les Waillers ».
Ce sera le chanteur de « l’orchestre Taboo », Mamadou Faty, qui, pour la première fois, lui mettra un micro entre les mains et le poussera sur scène.
Première scène, premier trac.
Le devoir ne s’arrête pas moins, comme tout Sérère qui se respecte, Marcel se doit de retourner a Mont Roland.
Pendant l’hivernage (de juin à septembre), il aide ses parents et les gens du village.
Ensemble ils travaillent la terre. Après le champ familial, on passe à celui du voisin, le travail se répartit par classe d’âge.
Des semences aux récoltes, tout se fait en communauté.
Après l’effort et le labeur, place à la joie et à la détente, c’est le temps des réjouissances.
Hymnes (mgamba), danses (mbilim) et combats de lutte animent la saison des récoltes. Les Sérères, jadis prestigieux guerriers, seraient à l’origine de ce sport séculier qui s’accompagne de chants de bravoure et de défiances.
Que le lutteur soit Sérère ou Wollof, chacun a son chant de soutien ainsi que ses supporters.
Marcel se souvient du rythme soutenu des tamtams qui accompagnent la danse d’entrée des lutteurs lors du « Bere »
Ces combats se font dans la liesse générale.
« Trois mois et neuf jours ne peuvent tuer quelqu’un
Mes frères, rentrez à la maison
Vous, qui n’avez rien à faire à Dakar
Nos parents sont fatigués
Le travail de la terre aussi dur soit-il ne peut anéantir
Un fils de N’DUT
Que celui qui entend ma parole
Rentre à Mont Rolland, c’est notre terroir »
Baapa extrait - Carroy 44
L’aventure
Pendant le voyage qui durera plusieurs mois
« Que celui qui a décidé d’aller chercher
Fortune se saigne solidement les reins
Car, tout au long du trajet,
Larmes et sueur ne manqueront pas …. ».
Sonnuna extrait - Carroy 44
En 83, Marcel décide de tenter une carrière de boxeur et part pour la Côte d’Ivoire.
Un combat - une défaite.
Cela ne le décourage pas.
Un ami lui conseille le Gabon pour la suite de sa carrière.
Après trois mois de travail chez un vitrier, il peut enfin envisager de partir pour le Gabon. La route est longue… Il traverse le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigeria, le Cameroun, la guinée équatoriale.
Pendant le voyage qui durera plusieurs mois, il travaille pour diffèrents artisans, ce qui lui permettra de se nourrir et de se déplacer.
Enfin, la frontière du Gabon …Mais les autorités lui refusent l’entrée du pays !
Déçu et sans argent, il reste au Cameroun, Douala.
Faute de moyens et d’entraînement, sa condition physique s’amenuise, il n’a d’autre choix que d’abandonner la boxe.
Marcel se consacre uniquement à survivre et reprend la route en sens inverse.
« Les hommes braves partent en aventure
Ils ne savent pas que le monde
est à l’image d’une horde de singes
Chacun pour soi, et Dieu pour tous…
Alors mes frères courage car demain sera meilleur »
Sonnuna extrait - arroy 44
Fin 85, retour en Côte d’Ivoire.
Son ancien employeur le reprend pour un salaire mensuel de 10 000 CFA (15 euros), Marcel dort à même le sol dans l’atelier et ne mange presque rien.
Le soir pour tromper sa faim, il déambule dans les dédales du quartier, va chez son ami Moussa Doumbouia « toucher la guitare » plaquer quelques accords, avant d’aller s’allonger sur ses cartons.
À l’époque Abidjan est un véritable carrefour culturel où se retrouve toute une population de jeunes de tout horizon, ambitieux et dynamiques, prêt a tout, ils vibrent au son du reggae Ivoirien : Alpha Blondy, Ismaël Isaac et les frères Keita, Serge Kassy et Ahmed Faras etc…..
« Une nuit, je fais un rêve décisif… » Il voit son père et son ami chanteur Mamadou Faty qui le poussent à monter sur scène et à chanter. Sûr de lui, il s’exécute sans crainte.
Marcel se réveille brusquement et interprète ce rêve comme un signe…
Son père, décédé depuis quelque temps, lui prodiguait sa confiance et l’encourageait à poursuivre dans cette voie.
C’est décidé… Il s’achètera une guitare !!!!!
Il couche ses textes sur le cahier qu’il possède encore aujourd’hui et garde comme la prunelle de ses yeux (la plupart des textes de l’album Carroy 44 ont été écrits à cette période-là), découpe des articles de journeaux sur tous les sujets qui le touchent, évènements agréables ou révoltants.
Depuis lors, l’inspiration ne le quittera plus…
« Pourquoi lui barres-tu la route
Parce que son père est prolétaire
Le prolétaire est anéanti
La tristesse est l’habit du pauvre
Aana Sow je te remercie
Aana, vous avez sauvé le fils d’un pauvre »
Aana Sow extrait – Carroy 44
Nourri par la musique des pays traversés, Marcel aime le grand Fela du Nigeria, le Sud-africain Hugh Masekela, Manu Dibengo, star du makossa Camerounais mais aussi Miles Davis, BB King, Django Reinhardt…
Sans oublier « the mystic man » Peter Tosh, Burning Spear et Marley…
Petit à petit l’oiseau fait son nid
Il économise, sou après sou, monte son atelier de vitrerie à Koumassi, un quartier d’Abidjan et s’offre l’enregistrement d’une maquette.
Ce sera du Reggae Roots, le style dans lequel il se reconnaît…
Guitare, chant, clavier, boîte à rythmes- 7 titres et déjà :
Aana Sow, Dusa boss, Carroy, Sonnuna, etc…
Version Abidjan.
Marcel fait la première partie d’un concert d’Ahmed Fara chanteur qui vient de gagner le 2e prix de la Francophonie en France.
Les commandes à l’atelier se suivent …Tout fonctionne bien…
Il voit, enfin, le bout du tunnel….
Son petit frère, Hyacinthe, 28 ans, un mécanicien très apprécié au pays le rejoint en côte d’Ivoire.
Ensemble, ils pourront mieux aider la famille restée à Mont Roland.
« Toi qui clame que c’est ton frère
Pourquoi ne lui trouves-tu pas de filet
Pourquoi ne lui apprends-tu pas à pêcher
Ainsi ses problèmes seraient amoindris… »
Geemumooko extrait – Carroy 44
Huit mois après son arrivée à Abidjan, Hyacinthe disparaît mystérieusement sans laisser la moindre trace…
Marcel le cherche partout, mais la ville est grande et tout peut arriver….
À l’atelier, les commandes s’accumulent, il ne peut les honorer… il cherche son frère partout, les hopitaux, les prisons, le littoral, les bars pendant des jours entiers, pendant des nuits entières.
Les clients le lâchent… Le loyer n’est plus payé…Il met la clef sous la porte et décide de se vouer uniquement à la recherche de son frère…
Il ne le retrouvera jamais….
La mort dans l’âme, fatigué, le ventre creux, il a tout perdu…
Mais que faire… ?
Repartir à zéro…
La galère, il connaît …Elle n’a jamais entamé sa foi en Dieu.
La compagnie de Moussa Doum et de Babakar, un cousin de Mont Roland, le réconforte et quand la tristesse, la lassitude ou la colère le submergent, il prend sa guitare pour son propre plaisir et celui des autres.
Le retour
Marcel vend du riz sur le marché, économise pour se refaire un petit
capital et retourner, enfin, à Mont Roland.
Il est temps d'offrir aux siens tout ce qu'un "aventurier" se doit de
ramener à la famille après une si longue absence...
Mais le desin s'acharne...
Il s'affaiblit de jour en jour, un mal inexpliqué le ronge et le vide de toutes ses f orces... les médecins du dispensaire ne peuvent rien pour lui...
Voyant sa fin proche, il espère avoir la force de rentrer jusqu'à Mont Roland pour mourir auprès des siens.
La vente de son stock de riz paye son voyage et lui laisse à peine de quoi tenir jusqu'à destination (cinq jours de route).
Brinquebalant sa guitare et ses cahiers, avec son grand corps fourbu et épuisé mais droit comme un I, il arrive au village et retrouve sa mère Yakoume après onze années d’absence.
Il arrive sans son frère …Avec seulement 800 FCFA (1,20 €) en poche ...
" Pendant onze ans, j’ai marché sur les routes
Au retour, vide était ma besace
C’est fort de ce que j’ai retenu (…) Et surtout
Par la grâce de Dieu que je vais témoigner
(…)
Vous disiez :Ne l’écoutez pas
Il est revenu les mains vides
Ne l’écoutez pas
(…)
Ne me tournez pas le dos
Répondez à mon appel
Pour que demain, j’ai de quoi rendre compte
J’ai tellement de peine
Que Dieu m’accorde de parler avec intelligence
Et de concevoir des pensées dignes des dons reçus
Eh ! Jah »
Deeke te mii extrait – Carroy 44
Le retour est amer et les regards lourds et hostiles.
« Ceux qui ne sont jamais partis en aventure ne peuvent comprendre… »
Marcel se soigne tant bien que mal, reprend des forces et repart aux champs.
Il confectionne des fagots et du bois de clôture qu’il porte sur sa tête pour aller les vendre au marché.
« Hé Marcel, tu fais un travail de femmes …. »
On se moque de cet homme fier, digne et solitaire.
« Mais je suis capable d’endurer
Je m’accrocherai et m’agripperai
Le serviteur qui porte son fardeau
Ne doit pas être l’objet de la risée de ses frères
Alors mes frères ne le méprisez pas
Il ne fait que son devoir
Il est fatigué père, il est fatigué mère,
Ne vole pas mon fils, ne mens pas, mon fils
Accroche-toi, tu verras le bout du tunnel
Accroche-toi
Sonnuna extrait-Carroy 44
Marcel vend du riz sur le marché, économise pour se refaire un petit capital et retourner, enfin, à Mont Roland.
Il est temps d’offrir aux siens tout ce qu’un « aventurier » se doit de ramener à la famille après une si longue absence…
Mais le destin s’acharne…
Il s’affaiblit de jour en jour, un mal inexpliqué le ronge et le vide de toutes ses forces…
Les médecins du dispensaire ne peuvent rien pour lui…
Voyant sa fin proche, il espère avoir la force de rentrer jusqu’à Mont Roland pour mourir auprès des siens.
La vente de son stock de riz paye son voyage et lui laisse à peine de quoi tenir jusqu’à destination (cinq jours de route).
Brinquebalant sa guitare et ses cahiers, avec son grand corps fourbu et épuisé mais droit comme un I, il arrive au village et retrouve sa mère Yakoume après onze annés d'absence.
Il arrive sans son frère ... avec seulement 800 FCFA (1,20 €) en poche ...
ens pas, mon fils
Accroche-toi, tu verras le bout du tunnel
Accroche-toi… »
Sonnuna extrait – Carroy 44
À force de persévérance et d’une vie économe, il s’achète un lopin de terre, y plante des arbres et construit de ses mains une petite case.
Une bougie à même le sol éclaire ses 4m2.
Il écrit, calle des notes sur ses textes et s’endort tard dans le silence de la nuit.
« Si chacun de nous pouvait choisir son destin
Je choisirai d’être vous
Malgré le fait que vous m’ayez abandonné
Ma foi m’oblige à vous aimer
Jah Rasta »
Tillii te so elek extrait – Carroy 44
Face à l’océan
Babakar, revenu d’Abidjan, lui propose de le rejoindre sur la petite côte, au sud de Dakar, la capitale.
Des kilomètres de plages baignées de soleil et face à l’Atlantique des hôtels et résidences où se côtoient vacanciers, gens des alentours et Dakarois en week-end.
Il y a aussi les petits restaurants sympas où l’on mange des grillades de poissons en écoutant de la musique et en se mêlant aux gens du village.
Donc un public et de quoi gagner quelques sous pour ceux qui sont entreprenants.
Marcel, dès son arrivée à Saly-Portugal, forme un trio acoustique original.
Marcel Salem : guitare, chant
Babakar : percussions
« Djeli » Sourakata Diébaté : excellent joueur de kora (harpe à 21 cordes) et chant.
Le répertoire est plutôt :variété française et Africaine …Quelques mélodies traditionnelles et populaires au Sénégal. Marcel y incorpore ses compositions et son style « groove reggae acoustique ».
Ce trio très demandé assure les soirées et animations dans les hôtels, bars et restaurants de la station.
C’est la période des moments légers et uniques, lorsque les touristes musiciens se joignent à eux pour faire un bœuf tard dans la nuit… De ces rencontres se dégagent des amitiés naissantes de tout horizon.
Au cours d’un de ses retours au village pour aider sa mère à s’occuper des terres, sa précieuse et fidèle guitare d’Abidjan le lâche.
Cette fois, c’est définitif…Impossible de la rafistoler !!!!
Le curé du village lui prête la sienne.
C’est bon…Il peut repartir…
….Mais il la lui reprend à son retour suivant !!!!
Marcel, déçu, ne retourne pas à Saly…
Sans guitare…À quoi bon retourner là-bas !….
« Djeli » et Babs le pressent de revenir….
« On se débrouillera…Comme toujours ! »
« Yallah Bakhna » Dieux est grand, Dieux y pourvoira…
Il revient… Direction chez « Poulo » point de rencontre de tout ce petit monde…
Il croise la femme d’un ami, Jean-Pierre, qui se réjouit de l’entendre jouer ce soir même dans ce restaurant.
« Chanter oui… Mais jouer… !!!! »
Elle insiste : « Si si, tu joueras…. »
Le soir, le restaurant est complet.
Le trio s’installe …
Le brouhaha s’arrête.
Djeli et Babs démarrent l’intro…Marcel, assis sans son instrument, se sent un peu perdu.
Au moment où il entame le couplet, Jean-Pierre apparaît doucement derrière eux, et, délicatement dépose devant Marcel une guitare neuve achetée en France.
Ébahi par ce geste d’une si grande générosité, Marcel arrête son chant entre deux notes…
Ému, il ne peut poursuivre…L’émotion le gagne, il en pleure de joie et de bonheur.
« Dieu est grand »
En 99, il s’envole pour la France.
Au bout de quatre ans de tournées et de rencontre il s’autoproduit et enregistre à Paris Carroy 44. Album de dix titres qui se veut la somme de ses expériences musicales et la quintessence des leçons de son aventure.
Les dix titres de Carroy 44 sont arrangés par Michel Lorentz avec des as du studio comme Michel Alibo à la basse, Philippe Slominiski, Alain Hatot et Jacques Bolognesi pour la section cuivre, Hubert Colau à la batterie (ghetto blaster), Daby Touré à la guitare, Julia Sarr et Valérie Colau pour les chœurs.
Durant la réalisation de ce premier album, trois superbes clips (Baapa, Lamane et Dusa boss), inclus dans le CD, seront réalisés au Sénégal dans la région Sérère de Marcel, Ndut et St Louis.
« Les rythmes restent ceux du reggae coloré par les mélodies Sérères et un mélange d’accent acoustique répond au souci de Marcel Salem de composer un reggae du village Ndut . »
Le Matin – Dakar
Depuis, Marcel se produit avec son groupe le FAAM NDIAWOR comprenant Christophe Laxenaire (clavier, chœur), Theodros yimer (guitare), Cédric Lemonnier (batterie), Pierre Collin (basse), Nadia Brini (choriste),Julien Daian (saxo), Aristide Gonçalves (trompette), dans les salles de concert ou clubs de la capitale comme le Café de la Plage, le Joko, l’Opus café, le Sentier des Halles, le New Morning, la Flèche d’Or, la Java etc etc...
Et toujours fidèle à sa formation acoustique qui lui permet un répertoire plus intimiste.
2005 - voyage aux Etats-unis.
2006 - l ’année des concerts, et une grande tournée séné-gambienne
2007 - le verra de nouveau rentrer en studio
« Hé Marcel…Tes cahiers sont remplis de chansons jusqu’à la fin de ta vie que l’on te souhaite longue et belle comme ton âme.
Longue vie à toi Marcel et porte toi bien… »
L’équipe du Faam ndiawor
