MARCEL SALEM :


Marcel Salem est né en Afrique, au Sénégal, dans un village Sérère,
ethnie à la couleur de peau très noire et de taille élancée à l'image
du MassaÏ. Comme de nombreux paysans africains, sa famille
n'a pas pu payer les vingt-cinq francs annuels de scolarisation,
d'où l'écriture et la lecture apprises sur le bord des routes
tout au long de sa vie.

Une immense croyance en Dieu, Salem est catholique pratiquant.
Une enfance dans la brousse, sa vie dans une case, actuellement
sa mère (Yakoume) qu'il cite dans une de ses chansons, habite
cet espace de 4m2 qu'éclaire le soir une petite bougie au sol.

Salem reste muet jusqu'à 5 ans, puis un jour, il parle avec les
mots sérère de tous les jours.

Remarqué pour sa force et son agilité, il devient boxeur, 28 combats
gagnés sur 32, des coups donnés, reçus, mais pas un sou !

Salem poursuit son aventure onze ans à travers l'Afrique, à pied,
en car brinquebalant. Onze ans à dormir sur les cartons avec
pour seule compagnie sa vieille guitare et ses cahiers qu'il remplit
de chansons Sérère, Wolof, mélangés d'Ivoirien.
Mille petits boulots mais souvent le ventre creux. Il repart
dans la brousse, confectionne des fagots qu'il porte sur sa tête
pour les vendre aux femmes des villages. Salem ne baisse toujours
pas les bras, va sur la petite côte le long de l'océan, lui le Sérère,
l'homme des baobabs, sa précieuse guitare en bandoulière, et
se met à chanter sa vie dans le restaurants, où les blancs viennent
essayer de se mélanger à ce peuple sénégalais si accueillant et
particulièrement pacifique. Le miracle arriva lorsqu'un jour des
français lui trouvent un charisme et une présence incroyables
et lui proposent de poser ses chansons et sa musique sur CD.

Salem choisit le reggae, une musique dans laquelle il se reconnaît
parfaitement. S'en dégage un premier album "Carroy 44" avec 10
titres arrangés par Michel Lorentz avec des as du studio comme
Michel Alibo à la basse, Philippe Slominiski, Alain Hatot et
Jacques
Bolognesi pour la section cuivres, Hubert Colau à la
batterie (ghetto Blasters), Daby Touré à la guitare, Julia Sarr
(choeur), Valérie Colau (choeur).

Durant la réalisation de ce premier album, trois clips ("Baapa",
"Lamane" et "Deekê te mil"), inclus dans le CD, seront réalisés
au Sénégal dans la région Sérère de Salem, N'douth et St Louis.

Depuis, Marcel se produit avec son groupe le Faam N'diawor
comprenant Christophe Laxemaire, (clavier, choeur),Théodros
Ymer
(guitare), Maxime Jean-Louis (saxophone ténor), Jean-Marie
Leblanc
(percussion), Cedric Lemonier (batterie), Pierre Collin
(basse), dans des salles de concert, clubs ou bars de la capitale
comme le Café de la Plage, le Sentier des Halles, le New Morning,
l'Opus Café et bientôt la Flêche d'Or.

2005, voyage aux Etats-Unis à New York où Salem rencontre
des musiciens locaux et de nombreux compatriotes. 2006 l'année
des concerts. 2007 sera certainement l'année de son prochain album.
Les cahiers sont remplis de chansons, jusqu'à la fin de sa vie qu'on lui souhaite longue et belle comme son âme .



« Les Africains, mal instruits et mal soignes, meurent de faim alors que tous les Etats africains regorgent de ressources minieres. Ceci constitue une situation inacceptable. Et le genre musical reggae que je fais, revet pour moi le moyen d’expression, d’eveil de conscience des peuples africains aux nombreux defis de l’heure. Le reggae trempe la plume dans la plaie de ceux qui se sont reduits a la fatalite, estimant que le contient ne peut amorcer son developpement socio-economique », a declare l’artiste en Mai 2008 a Bamako lors de sa tournee Ouest Africaine.

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